" Il est minuit et demi et il fait chaud, trop chaud. J'ai envie de fumer mais l'odeur va s'imprégner: il faut que je sorte. Je prends une gorgée de thé glacé et finis de lire la dernière page du chapitre III d'un livre de Truman Capote, un auteur que j'apprécie tout particulièrement. J'ai faim mais ne peux m'empècher de penser à toute la graisse saturée qui va rester collée à ma peau si je mange autant ; je vais boire plutôt.
Mes doigts, alourdis par la chaleur pesante peinent à taper sur les bonnes lettres du clavier, et la musique lancinante d'une chanteuse de blues ajoute une part de mystère à cet instant déjà rare en lui même. Je me sens comme ces journalistes des années 70, ces américains aux aviators vicées sur le nez, à la pipe ou la clope toujours fumante et aux goût vestimentaires douteux, ceux qui voyaient la vie en jaune orangé à cause de leur lunettes ; je ne porte pas ces lunettes et pourtant ce moment ressemble à ce que l'on voit lorsqu'on les porte...Jaune-orangé-blues-malncolique-alcoOl-ou-thé-chaleur-pesante-mais-c'est-parfait "